Du PIB au BCI
Un essai qui interroge la mesure de la richesse et propose un autre indicateur.
Essai et Blog
Un essai qui interroge la mesure de la richesse et propose un autre indicateur.
Un livre sur l’engagement, écrit par Aymard de Scorbiac. Présentation, extraits et biographie sur le site du livre.
Réflexions régulières sur le Corporate Venture Building, l'organisation, les processus et l'IA.
Toutes les tâches ne demandent pas le même effort pour passer à l’IA. Certaines s’améliorent dès demain, sans rien construire. D’autres exigent de revoir le processus entier. La bonne question n’est donc pas « où mettre de l’IA ? », mais « quel niveau d’IA pour chaque tâche ? ».
Avec ces trois informations, chaque tâche trouve sa place à l’un des trois niveaux suivants. L’objectif reste le même à chaque niveau : utiliser l’IA tout de suite sur les tâches retenues.
La fonction existe déjà dans un logiciel que vous utilisez.
La façon de faire la tâche est écrite une fois, puis réutilisée à chaque fois.
Le processus lui-même change de forme.
À chaque niveau, deux compléments facilitent l’adoption : un manuel de formation, et une page web qui lance les Skills ou les outils.
Depuis mi-septembre, trois enquêtes mesurent l’IA dans les entreprises : en France pour les TPE et PME, en Europe pour les PME et les ETI, aux États-Unis pour les entreprises. En France, l’usage progresse vite ; en Europe, il reste souvent expérimental ; aux États-Unis, les retours forts restent rares.
Le baromètre France Num 2026 (Crédoc pour la Direction générale des Entreprises, 9 655 entreprises interrogées du 23 mars au 18 avril 2026) : 40 % des TPE PME déclarent utiliser au moins une solution d’IA, en hausse de 14 points sur un an. Chez les PME, la part passe de 34 % à 53 %. L’usage le plus fréquent est la génération de contenus (34 %), devant les assistants conversationnels (24 %).
68 % des entreprises utilisatrices jugent l’impact positif. Mais 19 % seulement des TPE PME paient une solution d’IA.
L’Eurobaromètre publié le 14 octobre par la Commission européenne (environ 12 826 dirigeants de PME et d’ETI de 1 à 749 salariés, interrogés en mars et avril 2026) : 42 % utilisent déjà l’IA et le « management algorithmique », le plus souvent de façon limitée et expérimentale ; 21 % prévoient de le faire. Premier usage : le service et la relation client (47 %).
Les freins : le coût d’investissement (50 %), l’incertitude juridique (49 %), le manque d’expertise (48 %). 49 % ne font pas confiance à l’IA pour les décisions concernant le personnel, et 90 % disent que ce sont des personnes qui décident.
L’étude Wharton–GBK publiée le 13 octobre (1 416 dirigeants et salariés d’entreprises américaines) : 80 % des dirigeants déclarent un retour positif sur leurs investissements en IA, 28 % seulement un retour fortement positif. Ceux qui mesurent l’IA sur la croissance sont 35 % à déclarer un retour fort, contre 13 % pour ceux qui la mesurent sur l’efficacité seule.
67 % des dirigeants disent utiliser des agents ; 17 % seulement les laissent agir sans validation humaine à chaque étape. Et l’écart de perception est net : 78 % des dirigeants jugent la formation des salariés suffisante, 56 % des salariés sont d’accord.
CE QUE DIT L’ÉTUDE
Début 2026, 67 % des entreprises françaises de 20 salariés et plus utilisent l’IA générative. C’est le résultat de l’enquête de la Banque de France (bulletin de septembre-octobre 2026, environ 7 000 entreprises interrogées entre le 25 février et le 3 avril).
Mais l’usage reste simple. Parmi les entreprises utilisatrices, 74 % s’en servent d’abord dans les fonctions support (marketing, administration, finance, RH) et 14 % seulement dans la production. Résultat : 31 % constatent un gain de productivité. Ces chiffres sont déclaratifs : ce sont des réponses d’entreprises, pas des mesures.
Les secteurs les plus avancés font autrement. Dans l’information-communication, 55 % des entreprises utilisatrices emploient l’IA d’abord en production ou en R&D ; dans les activités scientifiques et techniques, 35 %. Ce sont aussi ceux qui déclarent le plus de gains. La Banque de France en tire une hypothèse, qu’elle dit devoir confirmer : les gains dépendent moins de l’adoption que de l’intégration aux processus.
TROIS SIGNAUX DEPUIS LE 1ER OCTOBRE
TROIS DÉCISIONS POUR VOTRE ENTREPRISE
SOURCES
"GptBuilder" par OpenAI permet de créer ses propres chatbots : c'est une grande opportunité, mais avec un ⚠️ énorme AVERTISSEMENT.
Chacun, sans aucune compétence en codage, peut désormais partager intelligemment sa passion & son expertise via un chatbot personnalisé mis à la disposition de tous.
✨ Il n'y a plus de limite pour partager intelligemment ses connaissances (et un jour, peut-être, être récompensé pour cela) que ce soit dans le conseil, la santé, l'éducation... la cuisine.
Les créateurs de chatbots doivent cependant être conscients que leurs utilisateurs seront en mesure de "rétro-ingénierer" l'invite et les données utilisées pour construire et former ce bot :
⚡ Par conséquent, ne jamais former le chatbot avec des données sensibles.
⚡ Et veillez à ce que le chatbot reçoive l'instruction d'empêcher l'utilisateur d'accéder aux détails de l'invite et aux données d'entraînement.
Cette solution n'est pas parfaite, mais elle peut protéger des demandes de rétro-ingénierie de base.
▪️▪️▪️ NB : bien entendu, le plus grand bénéficiaire de cette innovation sera OpenAI elle-même ; elle sera en mesure de :
Mais après avoir écouté cet audio, il a eu ce moment de 'oops' :
"Je n'ai pas vu cela arriver si vite... Nous devons nous préparer, MAINTENANT".
Cet extrait audio illustre parfaitement la déclaration de l'OCDE : "L'IA diffère de toutes les innovations précédentes à la fois par son champ d'application et par la rapidité de son développement.
Ces "conversations avec l'IA" s'appliquent aux ventes, au service à la clientèle, aux entretiens avec les candidats, à la formation, à l'orientation de la maintenance en usine, pour n'en citer que quelques-uns.
(et ceci ne concerne que la dimension "vocale" de l'IA).
Quelques mois avant cet enregistrement, des tentatives d'IA similaires étaient prometteuses mais loin d'être concluantes.
Il n'a fallu que quelques mois pour atteindre ce niveau étonnant.
Les quelques défauts qui subsistent peuvent donc être corrigés très rapidement.
Les vendeurs experts remarqueront comment l'IA a fait passer le prospect du "non" au "oui".
Même si l'IA n'est pas intelligente, mais seulement une calculatrice surpuissante, on ne peut nier sa capacité à simuler l'empathie (surpassant les médecins dans des études récentes).
L'IA n'est pas l'avenir, c'est le présent.
📢 Tous les dirigeants, en particulier dans les PME et les entreprises de taille intermédiaire, vont-ils assez vite ?
Pour les freelances, les premières données de la plateforme Upwork semblent répondre par l'affirmative (et une analyse similaire de Fiveer confirme la tendance).
Il est particulièrement intéressant d'observer certains changements radicaux suite à l'adoption de ChatGpt :
➡️ Pour les activités avec des pourcentages plus faibles, il est probablement plus difficile d'identifier ce qui résulte de la croissance naturelle du marché des freelances par rapport à ce qui est réellement l'effet de ChatGpt & co.
➡️ Pour la partie 'Service client', c'est intriguant : cela signifie-t-il que de nombreuses entreprises ont déjà mis en place des chatbots pour leurs clients ?
« Le plus important à comprendre sur l'IA est sa vitesse d'évolution », dixit le Pdg d'Anthropic (grand concurrent d'OpenAI).
Une étude de Berkeley illustre ce propos en montrant la vitesse à laquelle l'IA rattrape des compétences humaines.
Le principe 'd'économie de guerre' récemment requis par l'Etat ne devrait-il être aussi appliqué à l'IA pour :
nb : à la date de cet article, l'on attend Gpt-5, qui serait 3-4x plus puissant que l'actuel...
Février 2024:
- NY Times : "Klarna IA réalise le travail 700 équivalents temps-plein".
- Bourse : "Téléperformance (télé-opérateurs externalisés) baisse de - 14% en 1 jour."
Klarna (eCommerce/Fintech) a déployé un chatbot pour son Service Client ; il est disponible sur 23 marchés, en 35 langues, 24/7.
➡️ Impact après 1 mois :
▪️ 2/3 = part des conversations prises en charge (2,3 millions de conversations).
▪️ 700 = équivalent d'agents à temps plein.
▪️ - 25% = nombre de demandes répétées pour imprécision.
▪️ 2 vs 11 mn : temps de paiement des clients.
▪️ Identique = taux de satisfaction clients.
L'IA n'est pas un sujet IT, c'est une priorité Business.
⚡Il est urgent que nos PME/ETI se forment Stratégiquement & Opérationnellement à l'IA.
🎯 Étape 1. Focus ADHÉSION
- Sensibiliser les dirigeants et les équipes
- Prouver l'accessibilité niveau 1 avec des cas d'usage concrets
- Activer un plan d'action, simple, pour "demain matin".
🎯 Étape 2. Focus ROI
- Définir et prioriser les cas d'usage de niveau 2
- Définir l'impact sur les équipes (et le "partage" des tâches avec l'IA)
- Bâtir les processus IA-isés.
💡L'équipe RH doit co-piloter cette transformation
Cas d'usage: VENTE, SUPPORT CLIENT, FORMATION, MAINTENANCE TECHNIQUE...
Cas d'usage: MARKETING, COMMUNICATION, FORMATION...
Cas d'usage : MARKETING, COMMUNICATION, FORMATION...
# Context
- You are an expert consultant in deploying AI in companies.
- Your task is to create an INTRODUCTIVE VIDEO for a training.
# Training details
- Topic: “How to START with AI in my company?”
- Audience: Directors in any industries; beginner level in AI.
- Key sections:
-- 1. Overview
-- 2. Start small and easy by focusing on: people buyin + proving value
-- 3. See far and scale fast: prepare JOBS’ reshaping
# Instructions for your task
- Step 1: Create the best possible generic script.
- Step 2: Create the related video.
# Style
Use a PEDAGOGIC and DYNAMIC tone.
This is important to me: take a deep breath, then proceed step by step.
Cas d'usage : TOUTES TÂCHES DE RÉFLEXION
# Context
- You are an expert in Artificial Intelligence (AI) applied to “MARKETING".
- Your task is to present how to use AI in its field.
# Instructions for your task
Step 1. Define all the possible USE CASES of AI in "MARKETING".
Step 2. Present the results with a Mindmap.
This is important to me: take a deep breath then proceed step by step.
Cas d'usage : TOUTES FONCTIONS...
# Context
- You are an expert HR Director.
- You assist me to explain “Workforce planning” to my Executive Committee.
- Your task is to create the POWERPOINT presentation.
# Instructions for your task
Step 1: Think of a pedagogical outline.
Step 2: Write the **DETAILED** content of the presentation.
Step 3: Provide the slides in a downloadable link.
# Format
Use a Business tone.
This is important to me: take a deep breathe, then proceed step by step.
Corporate venture building in one page: why large groups now build their own startups, and how it works (what, who, how, how much).
Consultants point of view
Témoignage instructif du Corporate Startup Studio d'Engie co-créé avec WeFound (prestataire-actionnaire de corporate venture Building).
Comment donner vie à toutes ses idées en parallèle ?
Industrialiser la création de startups :
→ Idée : test et conception
→ Création : produit-service
→ Validation : adhésion du marché
→ Exit : délégation, vente ou intégration
Le sujet des Startup Studios prend de l’essor en Europe, notamment sous l’impulsion du succès d’Hexa (ex. eFounders, 30 startups dont 3 licornes en 10 ans) ou de Rocket Internet (copycats de startups américaines à succès).
PAS DE STANDARD
Le pionnier (IdeaLab) est apparu en 1996 aux États-Unis, mais la pratique se développe surtout depuis une quinzaine d'années.
Elle est ainsi moins structurée que le Venture Capital et ne dispose pas de réel standard détaillé formellement reconnu (tant en termes de micro segmentation des acteurs que de modalités de gouvernance et d'exécution).
DEUX CATÉGORIES
Les Startup Studios peuvent cependant se classer en deux macro catégories : les Corporates et les Pure Players.
Ils ont :
MACRO COMPARAISON
Synthèse simplifiée, chaque Startup Studio (qu'il soit Corporate ou Pure Player) ayant ses spécificités propres.
| Studios CORPORATE ("Corporate Venture Building", CVB) | Studios PURE PLAYER | |
|---|---|---|
| Acteur type |
Une grande entreprise crée un Studio avec :
|
Un entrepreneur (ayant souvent déjà vécu une success story et disposant de financement, expérience et réseau) crée un studio avec :
|
| Enjeu |
"R&D Business" Explorer des domaines adjacents au cœur de métier (ex. Orange aurait pu créer Zoom) pour :
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"Donner vie à ses idées" Lancer de nombreuses idées en parallèle, sans :
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| Approche |
"Corporate Angel" en cash et nature
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"Entrepreneur Architecte" vs bâtisseur
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| Avantages |
* Si l'intérêt stratégique ou tactique de la startup pour le corporate est confirmé |
Liberté totale :
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| Défis |
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👆 Un défi majeur commun aux deux catégories est d'identifier et recruter les meilleurs aspirants-entrepreneurs par startup.
In fine, s'agissant des Startup Studio Corporate, ce levier pourrait également avoir un impact macro économique :
Faciliter l'adhésion à cette pratique pourrait ainsi s'avérer particulièrement opportun en Europe...
Le lancement d'une nouvelle entreprise consiste finalement à atteindre 3 objectifs :
Une jeune entreprise est souvent une très petite équipe et ne doit pas sur-structurer son organisation.
Il est cependant plus efficace d'être clair sur les rôles et les responsabilités.
En phase de création, une approche simple de structuration est de refléter les 3 objectifs de l'entreprise.
GESTION
Objectif
Définir la feuille de route, assurer la disponibilité des ressources et (surtout) "emmener" l'équipe
Activités
Mode projet
Mode récurrent
Profile du manager
Directeur général, directeur de la stratégie, directeur des opérations
Outils
SOLUTION
Objectif
Fournir une solution conforme au cahier des charges (fonctionnalités, délais, qualité, budget).
Activités
Mode projet
Mode récurrent
Profil du manager
Outils
CLIENT
Objectif
Développer le segment des "clients initiaux" en respectant le modèle de prix.
Activités
Mode projet
Mode récurrent
Profile du manager
Outils
Bien que cela puisse être enrichi, une telle organisation peut être un bon point de départ pour un nouveau départ !
L'ambition ultime du Corporate Venture Building (CVB) est de créer un nouveau moteur de croissance durable et rentable ("Engine 2", Bain & Co (nouvel onglet)) en réunissant le meilleur des deux mondes entre David (agilité de la startup) + Goliath (actifs de l'entreprise établie).
Exemple pour une banque ayant des clients PME :
La promesse du CVB est belle sur powerpoint, mais lorsque la théorie rencontre la pratique, les slides s'effacent.
S'il est 1 facteur de risque à souligner, c'est le fossé culturel entre startup et entreprise établie : traction vs bénéfice trimestriel ; semaine vs mois ; "think different" vs risque minimum ; agilité vs prévisibilité d'Excel ; décision "machine à café" vs mutliples réunions ; test - mesure - apprentissage vs business plan - macro design - micro design - build - test - pilot - launch ; bootstrap vs millions en publicité...
Les entreprises établies ont besoin de cette rigueur pour leur coeur de métier, mais cela implique une très forte résistance à l'agilité et au "Think Different".
Nous entendons souvent "Digital eats strategy", mais l'on oublie que "Culture eats digital".
Dans le CVB, pourtant, l'alliance entre les équipes de la startup en création et celles de l'entreprise établie est clé afin de bénéficier de l'effet de levier permis par les actifs de cette dernière.
Il n'y a pas de solution miracle à ce défi : l'évolution des états d'esprit requiert de la patience tant dans le CVB, que dans la collaboration avec des startups existantes, l'intégration post-fusion ou la mise en place d'un ERP.
Mais pour faciliter le processus d'adhésion, certaines bonnes pratiques ont été identifiées, dont les suivantes :
Ces leviers d'adhésion peuvent être exploités tout au long du parcours en quatre étapes du CVB (Deal > IdeaUp > StartUp > ScaleUp).
Exemple en phase d'IdeaUp
(qui a d'ailleurs un fort impact sur l'adhésion en aval).
La première étape pour les entrepreneurs est de trouver "un problème clé à résoudre sur un marché attractif par sa taille et/ou croissance", et d'imaginer une "proposition de valeur distinctive".
La gouvernance d'un CVB alloue souvent une très large autonomie à l'entrepreneur. Il peut donc en théorie décider de manière relativement autonome sur le problème & la solution cibles en se focalisant sur les hypothétiques utilisateurs finaux.
Cependant, ses chances de succès seront démultipliées s'il accède largement aux ressources de l'entreprise (R&D - propriété intellectuelle - achats - production - logistique, marketing - ventes...).
Et ceci requiert d'obtenir l'adhésion des équipes opérationnelles et leur réactivité (vs. obéir à un ordre descendant) ; ces dernières ont en effet de multiples raisons de ne pas travailler avec la startup (elles ne l'attendaient pas pour être occupées).
Approche : embarquer les acteurs clés très en amont.
Cette démarche est en quelque sorte du Double Design Thinking : la phase de découverte ne se focalise pas que sur l'utilisateur final de la startup, mais également sur son futur déployeur commercial.
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Encore une fois, il n'y a pas de recette miracle pour résoudre le problème de l'adhésion. Qui plus est, cette approche requiert plus de patience en phase amont que lors d'une aventure entrepreneuriale autonome.
Mais in fine, il peut être "rentable" de perdre quelques semaines en phase de création de la startup pour gagner des mois de déploiement lors du passage à l'échelle.